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​Ce blog se veut un espace de communication sur la problématique de l’insertion professionnelle des jeunes subsahariens en vue d’un enrichissement mutuel.
Nourri des expériences de COOEVA, résolument orienté dans une perspective de recherche – action,  il se veut également ouvert à tout article ou communication qui traite de la problématique ou qui affiche sa préoccupation à la question de la pérennité post-intervention des résultats atteints.
​
Pour faire un pas de plus en direction de l’autonomie des jeunes subsahariens.

Quand est-ce que nos bénéficiaires considèrent que notre appui a « marché » ?

16/5/2023

 
Tout dernièrement, alors que je préparais une présentation en vue de partager mon expérience et ma compréhension des entraves à l’insertion professionnelle des jeunes subsahariens, les paroles dites par un chef de projet avec lequel j’avais récemment échangé me sont revenues à l’esprit : « les jeunes (accompagnés vers l’insertion) avaient compris qu’on avait vraiment envie de les aider ». 
Si ça m’a touché, le constat qu’il a fait est également entré en résonance avec d’autres témoignages concernant des interventions en Afrique à la suite desquels des collaborateurs locaux avaient partagé des commentaires similaires, se faisant l’écho des parents des bénéficiaires : « cette fois-ci, on sent que ça marche ! »

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​Restait la grande question :  à partir de quel moment les (ex-) bénéficiaires de nos interventions en viennent-ils à cette conclusion ? Ou, plus exactement, quelles conditions doivent être remplies pour qu’une semblable évaluation soit faite ?
​Certes, dans la mesure où ce qui avait été désigné comme manquant – à savoir des compétences « métiers » – est rendu disponible, la mise à disposition de formations « en adéquation avec les besoins du marché » semble être la solution pour lutter contre le chômage des jeunes à l’origine de la demande d’appui. Et c’est donc à partir de ce moment-là que « nos » « bénéficiaires » - ou leurs familles - devraient s’exclamer  « victoire ! ».
 
Toutefois, hormis la reconnaissance - à ne certes, pas minimiser ! - d’avoir pu bénéficier de formation, la satisfaction affichée par eux d’être dotés de nouvelles compétences et l’espoir exprimé de « lendemains meilleurs », les « cris » de victoire ne sont pas nécessairement présents, ce qui ne surprend pas outre mesure. En effet, la tendance – de la part de la jeunesse sahélienne - à solliciter régulièrement l’accès à une nouvelle opportunité de formation est courante : c’est par l’accès à une nouvelle formation que naît l’espoir de, cette fois-ci, s’insérer durablement sur le marché du travail.

Mais là où l’absence d’expression de soulagement interroge davantage, c’est au terme de l’accompagnement vers l’insertion des jeunes bénéficiaires du projet. Ce d’autant plus si la plupart des jeunes ayant opté pour l’auto-emploi ont effectivement lancé leur activité avec l’appui du projet, et qu’une proportion très encourageante de jeunes visant un emploi salarié a pu décrocher un emploi, profitant également d’un accompagnement à l’insertion délivré par le projet. 
Pas de « hourra ! » mais par contre, nous le reconnaissons volontiers, une grande fébrilité, la joie d’avoir pu entrer en possession de certains outils et l’espoir d’un succès. 
 
Mais où donc est-ce que ça cloche ?
Quand est-ce que les bénéficiaires de nos interventions se sentent suffisamment en sécurité (puisque c’est bien de ça dont il s’agit !) pour considérer que cette fois-ci, ça y est : "ça marche" ?

​Selon toute vraisemblance,  quand ils se sentent capable d’évoluer dans leur vie professionnelle en autonomie, que ce soit via le salariat ou l’auto-emploi !

Alors, clairement, s’investir en tant que coopérants pour aider à développer une économie locale qui rendrait disponible davantage de postes de travail à durée indéterminée  (contrairement à la situation actuelle, où les CDD prévalent) ou faciliterait   les activités économiques d’auto-employés ne va pas de soi. Car il s’agit d’un gros travail, complexe, que nous ne sommes pas nécessairement toujours en mesure de réaliser. 
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Mais par contre : 
  • veiller à ce que les jeunes soient dotés de suffisamment de compétences et de connaissances  dans le domaine de l’insertion professionnelle pour qu’ils soient en mesure d’exploiter les opportunités existantes en dépit d’un contexte économique défavorable, 
  • veiller à ce que ceux qui visent l’auto-emploi comprennent le processus dans lequel ils se sont lancés afin qu’ils ne considèrent pas systématiquement les difficultés qu’ils rencontrent comme des signes d’échec de leur projet, mais des problèmes à dépasser dans la vie d’un entrepreneur/euse, 
ça, c’est clairement plus accessible. 
 
Et alors à ce moment-là, l’expérience l’a montré, les bénéficiaires de nos appuis vont considérer que ça marche !
Car même s’ils ne sont qu’à mi-parcours dans leur projet de s’insérer durablement sur le marché du travail avec le métier appris, ils ont été dotés à la fois des connaissances, compétences et de la confiance en soi nécessaires pour que ça soit le cas. 
La confiance ? Un facteur incontournable de succès dans un projet d’insertion, qui va inciter les jeunes insérés à  ne pas baisser les bras en cas de difficultés, mais à continuer de rechercher des solutions, avec ce qu’ils ont comme bagage professionnel.
 
De la science-fiction ? Même pas ! 
Alors, certes, il s’agit d’élargir notre vision de l’accompagnement vers l’insertion pour que l’appui offert soit sensible à faire croître ce sentiment de confiance chez les personnes que nous appuyons. Mais dans la mesure où nous souhaitons que nos interventions fassent réellement la différence en permettant véritablement d’autonomiser ceux que nous appuyons, ça paraît être un must. 
 
Un souci de plus, me direz-vous ? Pas nécessairement. Et si, à la place, nous parlions d’une prise en compte plus affinée des problèmes observés ?
 
Par ailleurs, n’est-il pas enthousiasmant de regarder les résultats de son engagement et de se dire également : « ciel, oui, ça marche ! » ? Pour ma part, à la seule évocation des expériences couronnées de succès qui m’ont été rapportées ou que j’ai eu le privilège de vivre, je souris parce que ça me rend profondément heureuse. Et c’est tout le mal que je nous souhaite ! 

Catherine Ukelo, mai 2023

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